7 Feb 2012

Liseuse électronique or not ?

Je mets de côté pour le moment les revues de livre (la lecture de la Chartreuse de Parme est en cours mais s'avère relativement longue...) pour parler d'un sujet qui me chiffonne depuis un moment : les liseuses électroniques.

Le concept connaît un succès grandissant avec l'apparition de tablettes plus ergoniques, moins encombrantes et peu chères. Ainsi, Amazon cartonne avec son Kindle (vendu moins de 100 € sous nos latitudes, prix emminemment psychologique) et la version évoluée, le Kindle Fire, offrant des capacités multimedia, connaît un excellent démarrage aux Etats-Unis avec 6 millions de ventes en quelques mois. Cet appareil pourrait d'ailleurs devenir une véritable corne d'abondance pour Amazon avec une prévision de chiffre d'affaires d'environ 126 USD par tablette, grâce à la vente liée de musique, de films ou de livres.C'est amusant de voir d'ailleurs à quel point la stratégie d'Amazon se calque sur la vision de Rifkin dans l'Âge de l'accès que j'ai présenté il y a quelques posts.

Je me pose donc sérieusement la question de l'achat d'un Kindle, d'autant qu'à ce temps on n'a pas forcément envie de sortir pour aller à la bibliothèque ou à la FNAC :) Pour le moment, je m'arrange avec mon iPhone et l'application iBooks, d'autant que de nombreux livres sont gratuits (merci le projet Gutenberg). Ainsi, j'ai lu Candide de Voltaire et je suis en cours pour la La Chartreuse de Parme de Stendhal. Le confort de lecture est acceptable avec un iPhone 4S même si la taille d'écran est un peu juste. On ne peut pas envisager de lire plus d'1h par ce biais. Et bien entendu, il est impensable de lire un Pdf, sous peine de passer son temps à scroller ou à redimensionner la page.

Pourtant, je n'ai pas sauté le pas à cause du prix des livres. Ainsi, des livres sortis en poche depuis des années sont affichés à des prix indécents, autour de 15 €. J'ai fait le test avec L'Amour dure trois ans de Beigbeder : 5,41 € pour le livre contre 12,99 € pour la version électronique alors qu'il n'y a pas de coût lié à l'impression, au stockage et à la livraison. Comme avec la musique il y a 10 ans, les éditeurs font la même erreur. En bloquant le développement d'une offre légale compétitive, ils font le jeu des pirates et risquent de mettre en grande difficulté leur industrie. Car gageons que le livre proposé disons à 3,99 € en version électronique cartonnerait ! Triomphe du raisonnement à courte vue...

Donc, je préfère encore attendre, en espérant que les maisons d'éditions reviennent vite à la raison. Et vous qu'en pensez-vous ? Intéressé par une liseuse ?